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  • Pensées

Paris, tu as mon coeur

  • 5 January 2026
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Paris me manque. Et je crois que ça ne changera jamais.

Il y a des villes qu’on visite. D’autres qu’on traverse. Et puis, il y a celles qui s’ancrent.

Paris, c’est ma ville-ancre. Celle qui m’a fait vibrer, pleurer, aimer, désaimer. Celle où j’ai grandi, pas en âge, mais en intensité. En lucidité. En liberté.

Quand j’étais enfant, j’étais fascinée par Notre Dame de Paris. Pas seulement la cathédrale, bien qu’elle m’ait toujours semblé sortir d’un conte enchanté, mais l’album. Les chansons, les voix. J’en connaissais chaque mot, chaque nuance, chaque douleur. Il y avait dans cette histoire un certain romantisme tragique qui me touchait. Comme si, dès l’enfance, Paris m’avait prise par la main pour me murmurer : viens voir ce que c’est, l’ivresse.

Et puis Dany Brillant. À huit ans, j’étais sans doute sa plus grande fan. Ce mélange de swing, de charme suranné, de verve à l’ancienne. Je l’ai vu en concert avant de quitter Paris. J’étais probablement la plus jeune du public, et peut-être la plus émue. C’est fou comme certaines chansons réchauffent ce qu’on croyait oublié. À moi, adulte, il me donnait envie de porter du rouge, de danser sur les pavés, de croire aux regards volés dans les bistrots.

J’ai vécu dans le 15ème pendant cinq ans. Un petit studio, rien d’extravagant, mais c’était chez moi. Le genre d’endroit rempli de plantes et de bougies, avec les fenêtres grandes ouvertes pour laisser entrer les bruits de la ville. Et le son des mouettes le matin – incroyable mais vrai. J’y ai fait mon nid. Mon refuge. C’est là que j’ai commencé à être moi.

Il y a eu les concerts (Saez, à jamais dans mon coeur).
Les soirées au Caveau de la Huchette, à danser comme si j’étais née dans les années 50.

Les brunchs du dimanche dans des cafés où je commandais toujours la même chose : des oeufs Bénédicte.

Les puces, les marchés, les hasards.

Place de la Trinité, dans le 9ème, où j’ai travaillé pendant cinq ans. Je la traversais tous les matins, le coeur un peu fatigué mais toujours curieux.

Et puis, bien sûr, les rencontres.
Les amitiés fulgurantes ou solides.
Les histoires d’amour, parfois douces, souvent maladroites, un peu chaotiques, mais qui m’ont appris à mieux m’aimer, moi.
Paris m’a fait tomber amoureuse, m’a laissée me fracasser et m’a regardée me relever, sans jamais me juger.

Je me souviens des moments passés avec Céline, ma meilleure amie : un peu de vin, une guitare, des chansons parfois fausses, des éclats de rire sincères. Et puis les goûters, les confidences, les silences partagés. C’était doux.
Paris l’était, à sa manière.

Je pense au métro, qui m’a autant épuisée qu’inspirée.
Observer les visages, deviner les histoires. Imaginer les amours cachées, les drames, les départs, les retrouvailles. Paris est un roman qu’on transporte en soi.

Je pense à l’architecture, si belle qu’elle me faisait ralentir le pas.
À la diversité, ce brassage vibrant de cultures, de langues, de parfums.
À ce sentiment de sécurité étrange, même dans le tumulte.
Et à ces trajets Uber de fin de nuit ou d’aube, quand la ville s’endort ou se réveille doucement.
Paris vide, silencieuse, presque sacrée.
Ces moments-là, je les chérissais. Ils me donnaient la sensation d’être seule au monde dans une carte postale vivante, actrice de mon propre film.

Et puis il y avait ce sentiment très particuliers, lorsque je rentrais de vacances.
Une mélancolie douce-amère.
Triste de quitter l’ailleurs, heureuse de retrouver ma ville. Mon rythme. Mon studio. Ma routine. Mon Paris.

Quand je suis partie, c’était le post-COVID.
J’en avais marre. Des confinements, de la lourdeur, des rues muettes, des masques. J’avais besoin d’air. De lumière. La Nouvelle-Calédonie, le pays de mon enfance, m’a tendu la main, et j’ai suivi l’élan. Partir semblait juste, à ce moment.

Mais parfois, souvent, je repense à Paris.

Un jour, peut-être, je reprendrai un billet retour.
Je poserai mes valises au pied d’un immeuble haussmannien, et j’ouvrirai les fenêtres sur un matin gris.
Et je me dirai que tout ça n’a jamais vraiment disparu.

Parce qu’on revient toujours là où on a laissé un morceau de soi.

Et peut-être que c’est ça aussi, Paris : un amour que je n’ai jamais quitté.
Un lieu suspendu dans le cœur, comme un film qu’on revoit toujours avec un soupçon d’espoir.

Celui de pouvoir un jour dire : je suis rentrée.

Ps : Si toi aussi Paris te manque, tu peux écouter ma playlist Spotify, ici. Immersion assurée !

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